Le week-end dernier, la diffusion d’une vidéo montrant un policier giflant violemment un jeune homme à Saint-Denis puis lui crachant au visage révèle une nouvelle fois la réalité de l’existence de violences subies de la part de membres des forces de l’ordre par les Noirs, les Arabes et, plus largement, par les jeunes issus des quartiers populaires.
Cet acte d’humiliation n’est malheureusement pas un fait isolé. Il s’inscrit dans une chaîne longue et documentée de pratiques discriminatoires, violentes et parfois mortelles, qui frappent trop souvent ces populations reléguées et perçues comme des citoyens de seconde zone.
Ces pratiques s’enracinent dans des représentations péjoratives qui stigmatisent la jeunesse des quartiers populaires, qui est en grande partie d’origine immigrée. Elles prolongent sur le territoire national des logiques héritées du passé colonial, lesquelles se trouvent aujourd’hui exacerbées par la banalisation des discours racistes et la banalisation idéologique de l’extrême droite.
SOS Racisme rappelle qu’en l’absence d’une volonté ferme – de la part de l’échelon politique et de l’institution judiciaire – de traiter en profondeur la question des violences racistes au sein de la police, de tels actes indignes de représentants de l’Etat ne peuvent que perdurer.
SOS Racisme continuera de se tenir aux côtés des victimes et de dénoncer sans relâche ces violences de la part de la police qui n’ont pas leur place dans notre République.