SOS Racisme se satisfait de la décision du parquet de Nanterre de requérir un procès pour meurtre à l’encontre du policier qui a abattu Nahel Merzouk en juin 2023.
Si, de ce procès que l’on espère devrait émerger une vérité judiciaire, la qualification retenue était la seule qui s’imposait face aux faits d’une gravité extrême : un tir mortel, à bout portant, sur un jeune homme désarmé.
Pour nous, ce crime est le symptôme d’un problème plus large : celui des préjugés racistes qui existent dans la police et qui, faute de formation et d’encadrement, amènent à des violences policières récurrentes à l’endroit notamment des jeunes des quartiers populaires.
SOS Racisme tient par ailleurs à manifester son indignation devant l’appel du syndicat policier Alliance. Ce dernier, en invitant les policiers à manifester hier leur désapprobation face à cette décision de justice, adopte une attitude de banalisation des violences policières. Nous nous réjouissons à cet égard que les membres des forces de l’ordre aient, finalement, peu suivi cet appel.
Aujourd’hui, alors que l’affaire Nahel entre dans une nouvelle phase judiciaire, SOS Racisme espère une justice rigoureuse, qui permette de reconnaître les faits pour ce qu’ils sont et d’apporter aux proches de Nahel une réponse à la hauteur de ce drame.
Au-delà de la réponse judiciaire, c’est également aux pouvoirs publics d’apporter les évolutions nécessaires à l’institution policière et à l’impunité qui semble trop souvent tenir lieu d’évidence pour les auteurs de violence racistes.