Neuf parlementaires du Rassemblement national figurent parmi les membres d’un groupe Facebook également administré par plusieurs cadres, collaborateurs parlementaires et anciens candidats du RN. Dans ce groupe, déferlent les propos racistes, antisémites, islamophobes, homophobes et les appels à la violence.
Parmi les commentaires visibles : « Les Arabes dehors », « La France est dirigée par les juifs sionistes », « Macron petit pédé », ou encore « Y a que ça pour redresser ma France et virer tous ces sionistes qui vivent sur le dos des Français ».
Aucun des parlementaires présents dans ce groupe n’a signalé ces propos, malgré le fait que l’article 40 du Code de procédure pénale les y oblige.
Quelques jours après l’attentat raciste ayant coûté la vie à Hichem Miraoui à Puget-sur-Argens, abattu par un cybermilitant et électeur revendiqué du RN, la mise en lumière de ce groupe par le média Les Jours est un nouvel élément venant démontrer, s’il le fallait encore, que le RN reste ce qu’il a toujours été : le parti de la haine. Haine des Arabes, des Juifs, des musulmans, des étrangers, des femmes, des personnes LGBT…
Cette haine, c’est le moteur de leur électorat, le socle de leur projet politique. Plus de cinquante ans après la création du Front national, le RN n’a rien abandonné de son ADN originel. Il a simplement appris à mieux le dissimuler.
Il est désormais bien organisé, financièrement et politiquement soutenu, et stratégiquement implanté dans un espace médiatique qui lui permet d’imposer son récit. Le RN se banalise, gagne en visibilité, et dans le même temps, les violences et crimes racistes se multiplient dans notre pays.
Nous ne voulons pas d’un monde dominé par la violence de l’extrême droite. Il est temps de sortir de la sidération et de construire une contre-offensive pour enrayer cette dynamique. Alors, rejoignez-nous.