Le 9 janvier 2025, le tribunal correctionnel d’Orléans a condamné Bernard Casoni, ancien joueur international et entraîneur, à une amende de 25 000 euros, dont 15 000 euros avec sursis, pour injures publiques à caractère raciste. M. Casoni a également été condamné à verser 1 500 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, parmi lesquelles SOS Racisme.
La peine prononcée témoigne de la gravité des agissements de M. Casoni. Toutefois, de telles condamnations restent trop rares dans le domaine du sport, où les propos racistes continuent de se manifester de manière récurrente. La justice doit être intransigeante face aux discours racistes et agir avec fermeté pour en sanctionner les auteurs. Il est essentiel de rappeler que la justice ne juge pas les intentions ou la personnalité de l’auteur, mais bien l’impact objectif de ses paroles.
Lorsque M. Casoni déclare publiquement sur France Bleu Orléans : « Ils ne sont pas plus cons que des Maghrébins, hein… », il perpétue une vision stigmatisante des personnes maghrébines qui repose sur des stéréotypes ethniques inacceptables et contribue à une atmosphère raciste.
L’absence de remise en question de M. Casoni illustre par ailleurs une normalisation préoccupante des discours racistes. Le sport est une caisse de résonance majeure pour nos comportements sociétaux, notamment auprès des jeunes générations. Nous appelons donc les instances sportives et les clubs à prendre leurs responsabilités : sanctionner fermement ces agissements, mais surtout agir en amont, par des actions de prévention, de sensibilisation et d’éducation.
SOS Racisme et Sportitude, représentées par Maître Guillaume Traynard, se félicitent de cette condamnation. Dans un contexte d’instabilité politique et de libération de la parole raciste et antisémite, il est essentiel de rappeler que les infractions racistes doivent être condamnées et ne sont acceptables ni dans les stades ni dans la société.