Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé ce mardi sa volonté de dissoudre le collectif antifasciste La Jeune Garde. Cette décision intervient dans un contexte alarmant : multiplication des violences racistes, banalisation de l’extrême droite dans l’espace public, et augmentation du nombre de groupuscules d’extrême droite. Elle survient alors même qu’Aboubakar Cissé vient d’être tué dans une mosquée pour ce qu’il est, et que des groupuscules identitaires comme le mouvement pseudo-féministe Némésis, ouvertement raciste et xénophobe, bénéficient d’une forme de légitimation politique par ce même ministre qui avait déclaré se sentir « proche de leur combat ».
Face à cette offensive contre celles et ceux qui luttent contre le fascisme et le racisme, nous dénonçons une instrumentalisation du droit de dissolution à des fins idéologiques. Nous espérons que cette procédure, si elle devait être engagée, se solderait par un échec et qu’elle n’entravera pas le combat antifasciste et antiraciste plus que jamais nécessaire.