Dans la soirée du vendredi 30 mai à Alès, le bar communiste « Le Prolé » a été violemment attaqué par des militants néonazis appartenant vraisemblablement au Bloc Montpelliérain.
Alors que se déroule la féria, les militants communistes et une partie du public ont été victimes de violences graves – coups et gaz lacrymogènes – ayant entraîné des blessures. Une personne a même dû être hospitalisée comme le révèle Patrick Malavieille, vice-président du conseil départemental du Gard.
Lieu emblématique de la gauche locale, « Le Prolé » n’a évidemment pas été ciblé au hasard. Il a été ciblé par des nervis d’extrême droite dont le projet est de faire régner la terreur chez les militants de la démocratie, de l’égalité, du progrès social et du refus des haines racistes, antisémites et xénophobes.
L’attaque qui s’est déroulée hier est symptomatique d’une extrême droite qui, depuis plusieurs années et grâce à la complaisance dont elle est l’objet dans des fractions croissantes du champ politique et des médias, a intensifié les opérations d’intimidation et d’agression. En février dernier, c’est un rassemblement antifasciste qui était violemment attaqué en plein cœur de Paris par des activistes d‘extrême droite. A Lyon, cela fait plusieurs années que des groupes se comportant en milices d’extrême droite agressent des personnes à raison de leurs origines ou de leur orientation politique dans le Vieux Lyon. A l’automne 2023, c’est à Romans-sur-Isère que des groupes similaires ont tenté de procéder à une ratonnade qui aurait pu se terminer en drame.
Face à ces actes qui illustrent le funeste renforcement des capacités d’action des héritiers idéologiques du fascisme, du nazisme et de Vichy, SOS Racisme apporte tout son soutien aux militants communistes dont le lieu a été attaqué.
Au-delà, SOS Racisme appelle à se joindre au rassemblement qui aura lieu ce lundi 2 juin à 18h30 devant la sous-préfecture d’Alès.
Ce rassemblement doit être l’occasion pour un maximum de citoyens de dire leur solidarité et leur indignation face à une extrême droite porteuse d’une violence verbale et physique qui a toujours été sa marque de fabrique.