Ce matin du jeudi 11 avril, en pleine séance plénière du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, les élus du Rassemblement National ont brandi des pancartes sur lesquelles était inscrit : “violeurs étrangers dehors”, suite à l’intervention du conseiller Julien Odoul appelant à un soutien aux militantes du collectif d’extrême-droite Nemesis.
Cette incitation à la haine de la part d’un groupe d’élus présidé par le porte-parole du RN, a eu pour conséquence une suspension de séance.
Nous rappelons qu’il n’y a pas de solidarité à avoir avec les militantes de Nemesis qui ont brandi ce dimanche 7 avril 2024, lors du carnaval de Besançon, des pancartes et une banderole xénophobe, actes pour lesquels les militantes ont été placées en garde à vue.
Selon le ministère de l’Intérieur, pour l’année 2018, sur les 26.500 mis en cause à Paris dans des affaires d’infraction à caractère sexuel, près de neuf auteurs présumés sur dix (86%) étaient de nationalité française. Les « personnes étrangères » représentaient seulement 14% des mis en cause. Loin des 52% annoncés par Marine Le Pen.
Par ailleurs, il a été rapporté par Jérôme Durain, président du groupe “Notre Région Par Cœur” que Thomas Lutz, membre du RN, aurait employé ce jour le mot “Untermensch” pour qualifier des personnes présentes dans la salle.
Ce terme, employé par les nazis, désigne les personnes non-aryennes qui seraient inférieures et pourraient donc faire l’objet d’extermination. Ce propos, prononcé hors-micro, doit être poursuivi si sa matérialité pouvait être rapportée.
L’association SOS Racisme et l’antenne SOS Racisme Besançon-Doubs se joignent à la présidente de Région Marie-Guite Dufay pour déposer plainte contre ces actes impardonnables.