Ce mercredi 3 juillet sur BFM Alsace, Laurent Gnaedig a exprimé son admiration pour Jean-Marie Le Pen à l’occasion d’un débat relatif aux élections légsilatives pour lesquelles il est candidat RN dans le Haut-Rhin.
Interrogé sur la sortie de Jean-Marie Le Pen qui avait affirmé publiquement en 1987 que les chambres à gaz avaient été « un point de détail de l’Histoire de la Seconde guerre mondiale », Laurent Gnaedig a affirmé que, selon lui, ces propos qui ont valu à son auteur des condamnations pour antisémitisme et négationnisme « n’étaient pas une remarque antisémite ». Poussant l’abjection jusqu’à parler de « très mauvais choix de mots » ou de « grave erreur de communication », Laurent Gnaedig a affirmé quelques minutes plus tard : « Je ne pense pas du tout que Jean-Marie Le Pen était antisémite. » Le summum a été atteint lorsque, dans une saillie intervenue alors que la Shoah était évoquée, ces mots à connotation négationniste ont été prononcés par celui qui prétend devenir député dimanche prochain : « Moi, j’ai encore des doutes actuellement. »
SOS Racisme déposera plainte ce jour contre Laurent Gnaedig, qui ne peut ignorer la portée de ses propos. Au-delà, il n’est pas admissible que les candidats RN, à l’occasion de cette campagne électorale durant laquelle leur parti a déployé des attaques en règle contre la République (affirmation de son projet de préférence nationale, annonce de l’instauration de discriminations à l’emploi contre les binationaux…), puissent continuer à se jouer des lois de la République en se camouflant derrière la liberté du débat politique.
Les sorties de ce candidat montrent d’ailleurs toute l’inanité de la tentative du RN de se présenter comme un champion de la lutte contre l’antisémitisme. On ne s’en étonnera guère, dans un parti dirigé par Jordan Bardella qui a expliqué il y a peu que « Jean-Marie Le Pen n’est pas antisémite » et qui a investi des dizaines de candidats ouvertement racistes, antisémites, homophobes ou complotistes.
Dominique SOPO, président de SOS Racisme, déclare : « Alors qu’approche le second tour des élections législatives, le vrai visage du RN s’affirme chaque jour un peu plus : celui d’un parti qui n’a rompu avec aucun de ses démons, de ses haines ou de ses éléments programmatiques. La révélation journalière de la nature des candidats du RN est une preuve supplémentaire que l’extrême-droite est bien cette famille politique – la seule d’ailleurs – fondée sur la haine de l’Autre, sur le regret de la perte de l’Empire colonial et sur la nostalgie de la France de Vichy et de l’Occupation ».