Le 24 mars 2025, une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux, montrant l’agression physique violente d’un collégien à Vénissieux par plusieurs de ses camarades.
La famille de la victime a témoigné d’un calvaire subi depuis plusieurs mois : insultes à caractère raciste, isolement, menaces, coups répétés…
Les parents expriment aujourd’hui leur inquiétude pour l’avenir de leur fils, profondément marqué par ces violences. Leur parole met en lumière une réalité trop souvent ignorée : celle d’un racisme quotidien qui s’installe dès le plus jeune âge et trouve parfois un terreau favorable dans l’inaction ou l’indifférence.
Cette agression rappelle cruellement une réalité que nous observons chaque jour sur le terrain : le racisme, comme l’antisémitisme, connaît une progression inquiétante, y compris en milieu scolaire. Dans les établissements, les témoignages que nous recevons révèlent cette réalité face à laquelle les familles expriment le sentiment d’actes trop souvent banalisés.
SOS Racisme sera à Lyon et ses alentours cette semaine dans le cadre du Tour de France contre le racisme et l’antisémitisme intitulé « Salam, Shalom, Salut ». Dans ce cadre, nous serons notamment présents dans des établissements scolaires afin de sensibiliser les élèves aux enjeux du racisme, de l’antisémitisme et des discriminations.
Nous irons également à la rencontre du tissu associatif local pour partager une parole antiraciste forte, réaffirmer l’importance du vivre ensemble et encourager les initiatives citoyennes qui permettent de riposter aux discours de haine. L’affaire de Vénissieux nous rappelle que ces discours ne sont pas sans conséquence.
SOS Racisme appelle les institutions scolaires, les pouvoirs publics et l’ensemble de la société civile à une prise de conscience urgente et à une action déterminée face aux actes et aux discours fondés sur la haine. L’association appelle également les médias à s’interroger sur l’invisibilisation de la parole antiraciste. Une réalité d’autant plus lourde de conséquences dans une situation où la parole raciste peut, elle, se déployer avec une grande facilité dans les espaces publics et médiatiques.