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négationnisme dans le monde occidental : un paravent pseudo- scientifique de l’antisémitisme(III)

Le négationnisme en Europe.

Le négationnisme en Europe occidentale : les éléments d’une progression

La progression du négationnisme, en Europe et aux Etats-Unis, dans les décennies 50 ; 60 et 70, se produit dans un contexte que caractérisent, d’abord la guerre froide, ensuite la multiplication des conflits au Moyen-Orient entre Israël et ses voisins ( 1956 ; 1967 et 1973) et l’émergence du mouvement national palestinien. La guerre froide a plusieurs conséquences. D’une part, elle conduit à relativiser les crimes du national-socialisme, mis en parallèle avec ceux du communisme, voire à recycler, dans les services de renseignements occidentaux, des hommes au passé nazi ou collaborateur. D’autre part, à partir notamment de l’expédition de Suez (1956), elle renforce, dans un monde arabe appuyé par l’URSS, l’identification entre Israël et l’Occident, entre Israël et l’impérialisme et le colonialisme. En conséquence de quoi progressent la contestation de la légitimité de l’Etat hébreu et la mobilisation de l’antisionisme par l’appareil de propagande soviétique, sous une forme qui ne prendra jamais un parti proprement négationniste, mais qui tendra toujours à escamoter la dimension juive du génocide nazi.

Toutefois, plusieurs autres facteurs peuvent être isolés, qui ont sans aucun doute contribué à favoriser l’émergence du négationnisme.

Le premier est la découverte progressive, en Europe principalement, dans les années 70, de ce que fut réellement l’occupation nazie, des racines idéologiques du fascisme et du national-socialisme, de l’étendue de la collaboration, tous sujets longtemps occultés dans la mémoire collective[1] et qui, en France par exemple, donnent lieu dans les années 70-80 à d’intenses controverses autour du sort de plusieurs personnalités encore vivantes qui avaient collaboré ( le milicien Paul Touvier ; l’ancien chef de la police de Vichy, René Bousquet et son adjoint, Jean Leguay) ou de nazis allemands ayant sévi en France ( Klaus Barbie ; Alois Brunner).

Deuxième facteur : le développement de la mémoire juive, avec l’augmentation du nombre de témoignages publics de survivants de la Shoah qui pendant longtemps s’étaient tus, et, d’une manière générale, le développement de la visibilité des communautés juives et de leurs organisations représentatives, lesquelles commencent à formuler des demandes relatives à la commémoration du génocide, à la mise en œuvre de lois contre l’antisémitisme ou à l’indemnisation des spoliations commises par les nazis[2].

C’est donc dans ce contexte que se construit un réseau de propagateurs du négationnisme, qui veulent se donner l’apparence de la scientificité et se présentent comme une école historique à prétention universitaire.

La France est d’abord l’épicentre du milieu négationniste. Celui-ci, après la mort de Rassinier, perdure avant tout dans le petit monde du néo-fascisme, autour de la revue Défense de l’Occident, dirigée par Bardèche et qui durera jusqu’en novembre 1982, et autour de la personne de François Duprat, professeur d’histoire qui est l’un des animateurs des groupes ultra- nationalistes de l’époque (Occident ; Ordre Nouveau), puis à partir de 1972, du Front National, et qui édite sa propre publication, les Cahiers européens. C’est lui qui traduit en français et publie, en 1976 la brochure de Thies Christophersen, Le Mensonge d’Auschwitz puis, en 1978, la brochure de Richard Verrall, alias Richard Harwood, dirigeant du National Front britannique : Six millions, le sont-ils réellement ? (titre original : Dix six million really die ?)[3].

La médiatisation du négationnisme va cependant passer par un autre homme, Robert Faurisson. Ce professeur à l’université de Lyon, spécialiste de poésie française, s’intéresse à la question des chambres à gaz depuis les années 60. Il ne milite pas activement à l’extrême- droite, mais donne, dès juin 1978, un article à Défense de l’Occident. Sa soudaine notoriété vient avec la publication d’un article de lui dans le quotidien de référence Le Monde, le 29 décembre 1978, lequel met en branle, pendant les trois années qui vont suivre, tout un mécanisme d’exposition médiatique du négationnisme et de ripostes d’historiens qui le dénoncent pour l’imposture qu’il est. Alors que depuis le 13 février 1979, la télévision publique française diffuse le feuilleton Holocauste, que bat son plein, à partir de l’été 1979, la campagne de presse contre la « nouvelle droite » considérée alors comme un néo-nazisme déguisé, les media nationaux commettent l’erreur de répercuter les thèses de Faurisson, qui peut, le 17 décembre 1980, s’exprimer sur les ondes de la station Europe 1, et qui s’acquiert le soutien d’une partie de l’ultra-gauche d’origine libertaire, soit qu’elle manifeste son scepticisme vis-à-vis de l’histoire « officielle », soit par appui au principe non négociable de la liberté d’expression.

C’est ainsi que le journal Libération donne la parole à Jean-Gabriel Cohn-Bendit et à Pierre Guillaume[4], que le groupe conseilliste La guerre sociale publie la brochure De l’exploitation dans les camps à l’exploitation des camps[5] et que l’icône de la gauche alternative américaine, le linguiste Noam Chomsky, préface en décembre 1980 le Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire, publié par Faurisson à la Vieille Taupe. La riposte s’organise avec la parution, en juin 1980, dans la revue les Temps Modernes, de l’article pionnier de Nadine Fresco, « Les redresseurs de morts » puis en septembre suivant, dans la revue personnaliste Esprit, de « Un Eichmann de papier », de l’historien hélléniste Pierre Vidal-Naquet.

Dès cette époque, en fait, les méthodes des négationnistes, l’attitude de la communauté scientifique à leur égard, les enjeux idéologiques même, sont et demeureront fixés jusqu’à nos jours. D’autres figures emblématiques du mouvement apparaîtront, tel Serge Thion ( dès l’origine de la Vieille Taupe) ; Henri Roques (1985)[6] ; Alain Guionnet ( 1989[7]) ; Roger Garaudy ( 1995[8]) ; Vincent Reynouard[9] et Jean Plantin[10] ( 1997). Certaines ont leur particularité idéologique ( pour Garaudy, un passé d’intellectuel communiste anti-stalinien connu) mais au fond, aucun n’innove par rapport à ce qu’il faut considérer comme la déclaration de principe du négationnisme, à savoir la déclaration de Faurisson au micro de Europe 1, et qu’il faut citer in extenso : Les prétendues « chambres à gaz » hitlériennes et le prétendu « génocide » des Juifs forment un seul et même mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politico- financière dont les principaux bénéficiaires sont l’Etat d’Israël et le sionisme international, et dont les principales victimes sont le peuple allemand- mais non pas ses dirigeants- et le peuple palestinien tout entier [11].

En conséquence, on voit bien ici que le négationnisme cesse très vite de reposer sur une pseudo- démonstration technique du caractère invraisemblable des gazages de masse, pour évoluer vers une posture purement idéologique, à la jonction de l’antisémitisme et de la réhabilitation du national-socialisme, et ce même si certains négationnistes connus continuent à se prévaloir de titres scientifiques ( le plus souvent inexistants) pour tenter de démontrer que les chambres à gaz sont un « montage » des Alliés après 1945. Ces pseudo- savants, qui se réclament en général de la chimie, sont l’américain Fred Leuchter et l’allemand réfugié aux Etats-Unis, Germar Rudolph[12].

Ainsi, des années 1980 jusqu’à aujourd’hui, peu de choses ont changé dans l’univers clos de la secte négationniste. Des personnalités nouvelles sont apparues et le champ géographique d’expression de leurs idées s’est étendu, notamment à l’Europe de l’est après la chute du communisme[13], où le discours de négation oscille entre négation pure et simple et relativisation par comparaison avec les crimes du communisme, souvent doublée d’une réhabilitation des mouvements ultra- nationalistes d’avant 1945. Des formes « exotiques » de négationnisme sont même apparues, comme au Japon avec l’auteur Aiju Kimura[14]. Mais en définitive, il est assez facile d’isoler deux variantes universellement répandues, liées entre elles par les relations étroites qu’entretiennent les individus qui les composent : la variante néo-nazie, majoritaire, et la variante d’ultra-gauche.

La variante néo-nazie se subdivise elle-même en deux centres secondaires : l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale.

Une fois ce panorama, nécessairement incomplet, terminé, il faut aborder deux questions : celle du débouché politique du négationnisme et celle des conséquences de l’internet sur la propagation des idées négationnistes. Politiquement, la secte négationniste est pratiquement privée de débouchés par l’existence de lois qui interdisent l’expression du racisme, de l’antisémitisme et de la négation de crimes contre l’humanité. Cela est particulièrement vrai en Europe occidentale, y compris en Grande-Bretagne, pourtant attachée à une conception large de la liberté d’expression, de sorte que le néo-nazisme ne s’exprime plus guère librement qu’en Scandinavie, où ont élu domicile (en Suède) le marocain islamiste Ahmed Rami, fondateur de Radio Islam, et le russo-israélien Israël Shamir, désormais converti à la religion grecque- orthodoxe et passé de l’antisionisme « gauchiste » à une situation d’alliance avec les néo-nazis[15]. Les lois répressives, et, en Allemagne comme en Autriche, une surveillance policière constante débouchant souvent sur des mesures de dissolution et de lourdes condamnations en justice, assorties d’interdictions professionnelles, ont pour conséquence que, mis à part les groupuscules activistes strictement néo-nationaux-socialistes[16], aucun parti politique ayant quelque souci de réussite électorale ne reprend ouvertement les thèses négationnistes.

Cependant, le négationnisme n’est pas absent des publications d’extrême- droite et des déclarations publiques d’hommes politiques de cette famille de pensée : il s’exprime désormais sous la forme, prudente car euphémisée, du « dubitationnisme », c’est-à-dire qu’il distille le doute sur l’existence des chambres à gaz et du génocide et réclame la « liberté de recherche » permettant à chacun de défendre ses idées, ainsi que l’abrogation des lois qui répriment l’antisémitisme et la négation de la Shoah. Telle est par exemple la position revendiquée, dès le 13 septembre 1987, par Jean-Marie Le Pen, président du Front National français, qui déclarait sur la radio RTL : « les chambres à gaz sont un point de détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale(…) Des historiens débattent de ces questions »[17]. D’autres dirigeants de partis en recherche de respectabilité ont commis des propos ou écrits négationnistes, tel Nick Griffin, président du British National Party britannique[18]. Toutefois, dans la plupart des cas, le passage de la négation euphémisée à la négation ouverte a pour conséquence la rupture par exclusion ou départ forcé de celui qui la profère, de son mouvement. C’est ce qui est arrivé au sénateur et vice-président du Vlaams Blok, Roeland Raes[19], et à l’avocat allemand Horst Mahler, ancien membre de la Rote Armee Faktion passé au NPD néo-nazi.

Les auteurs les plus connus du négationnisme européen sont originaires, en plus de la France, de pays variés : l’Allemagne, où la minimisation et la négation de la Shoah sont punis par la loi depuis 1985 (Wilhelm Stäglich ; Thies Christophersen ; Udo Walendy ; Horst Mahler) ; l’Autriche (Gerd Honsik[20] ; Walter Ochensberger[21]) ; la Belgique (les frères Verbeke et leur association Vrij Historisch Onderzoek, VHO) ; la Grande-Bretagne (David Irving) ; l’Italie (Carlo Mattogno) ; la Suède ( Ditlieb Felderer ; Ahmed Rami[22]) ou la Suisse ( Jürgen Graf[23] ; Gaston-Armand Amaudruz ; René- Louis Berclaz).

Le poids de l’Allemagne et de l’Autriche dans la nébuleuse négationniste est important, mais on ne peut affirmer qu’il est prédominant. Une des caractéristiques les plus intéressantes du négationnisme en Allemagne et Autriche est la continuité d’engagement idéologique de certains nationaux-socialistes qui sont devenus négationnistes, ainsi le Major Général Otto- Ernst Remer, un des artisans de la répression du putsch manqué du 20 juillet 1944[24] ; l’éditeur Herbert Grabert (1901-1978)[25] ; de l’ancien SS-Sonderführer Christophersen.

Le plus célèbre des négationnistes européens actuellement est sans doute Irving, auteur à succès de livres à prétention historique qui ont d’abord tenté de relativiser les crimes nazis en surévaluant le nombre de morts dus aux attaques aériennes alliées contre l’Allemagne (The Destruction of Dresden, 1962), puis mis en doute la thèse de l’intentionnalité du génocide et de l’implication personnelle de Hitler ( Hitler’s War, 1977), avant d’aboutir, vers 1988, à la négation pure et simple : en 1991, l’édition actualisée de Hitler’s War ( 1987) a été expurgée de toute référence aux camps et au génocide. Irving a également acquis une notoriété mondiale en raison du procès qu’il a intenté en 1998, et perdu en 2000, à l’historienne américaine Deborah Lipstadt ( et à son éditeur, Penguin Books), qui l’avait accusé, dans son ouvrage, Denying the Holocaust, d’être un falsificateur. Sa réputation d’historien ayant été détruite par les débats, ruiné par le verdict qui le condamnait à payer les frais de procédure, Irving a alors évolué davantage vers les mouvements marginaux néo-nazis. Interdit de séjour dans plusieurs pays et notamment en Autriche, il y a été arrêté le 11 novembre 2005 et s’y trouve emprisonné. Il est intéressant de noter que Deborah Lipstadt s’est publiquement prononcée contre son incarcération[26], au motif qu’elle faisait de lui un martyr et faisait parler de lui dans les media, fait avéré par la présence, par exemple, d’une interview de lui parue dans le quotidien britannique The Observer le 22 janvier 2006.

Les négationnistes européens, aujourd’hui, fonctionnent très majoritairement par le moyen technique de l’internet, qui leur permet de mettre leurs écrits à la disposition d’un large public en contournant les législations anti-racistes, du fait du flou juridique qui entoure la question de la responsabilité pénale pour les auteurs d’articles diffusés par voie électronique. Des jugements récents intervenus en France établissent une responsabilité des hébergeurs et leur ordonne de mettre en oeuvre des mesures de filtrage qui rendraient en pratique les sites négationnistes inaccessibles[27]. Même si certains sites parmi les plus consultés sont désormais inaccessibles, en particulier parce que les grands moteurs de recherche ne les référencent plus[28], la situation juridique qui prévaut aux Etats-Unis du fait de la liberté d’expression garantie par le Premier Amendement de la Constitution américaine, donne encore une large marge de manoeuvre aux négationnistes. Ceux-ci ont souvent recours à des hébergeurs américains, ou situés en Europe de l’est (Russie en particulier), de sorte que le filtrage est aisément contournable[29]. La part prépondérante prise par les Etats-Unis dans la diffusion du négationnisme nécessite de comprendre sous quelle forme il s’y exprime, depuis quand et comment.(voir partie IV)

Jean-Yves Camus : Politologue, CERA ( Centre Européen de Recherche sur le Racisme et l’Antisémitisme), Paris. Auteur (avec René Monzat) de :Les droites nationales et radicales en France. Presses Universitaires de Lyon, 1992,Les extrémismes en Europe, Editions de l’Aube, 1998

[1] En France, la période de l’occupation nazie et la collaboration deviennent objet de débat en 1970, avec le film de Marcel Ophuls, Le Chagrin et la Pitié. La redécouverte du passé se poursuit avec la publication en 1972 du livre de Robert Paxton, La France de Vichy. Elle continuera sur fonds de controverse autour des origines françaises du fascisme avec la parution des ouvrages de Zeev Sternhell : La droite révolutionnaire (1978) et Ni droite, ni gauche (1983), ainsi qu’avec la parution de l’essai de Bernard-Henri Lévy, L’Idéologie française (1983).

[2] Demandes qui aboutiront, en France, à ce que le président Chirac reconnaisse en juillet 1995 la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs, puis inspire un décret pris par le gouvernement Jospin ( 2000), et organisant l’indemnisation des survivants de la Shoah et de leurs descendants [3] Sur ce point, cf. Nicolas Lebourg, L’invention d’une doxa néo-fasciste : le rôle de l’avant-garde nationaliste –révolutionnaire. Idéologie négationniste, propagandes anti-américaine, anti-immigration, anti-juive, Domitia n°1,octobre 2001

[4] Respectivement les 5 et 7 mars 1979

[5] Juin 1979

[6] Auteur d’une thèse à l’université de Nantes sur les Confessions de Kurt Gerstein

[7] Fondateur de la revue Revision

[8] Philosophe communiste ayant rompu avec le marxisme, converti à l’islam et auteur des Mythes fondateurs de la politique israélienne

[9] Fondateur de la revue Nouvelle vision, actuellement réfugié en Belgique

[10] Fondateur des revues Akribeia

[11] Cf. Igounet, op.cit., p.657

[12] Pour leur biographie, ainsi que pour celles des principaux négationnistes dans le monde, voir : Brigitte Bailer-Galanda / Wolfgang Benz/ Wolfgang Neugebauer, Die Auschwitz leugner, Elefanten Press, Berlin 1996

[13] Sur le négationnisme en Europe centrale et orientale, cf. Michaël Shafir, Between Denial and « Comparative Trivialization », Holocaust Negationism in Post-Communist East Central Europe, Acta n°19, 2002, The Vidal Sassoon International Center for the Study of Antisemitism, The Hebrew University of Jerusalem

[14] En 1995, un magazine japonais à large diffusion, Marco Polo, fit scandale en publiant un article négationniste. Quelques mois après, Kimura publiait le premier livre complet dans cette veine, Le débat sur Auschwitz, aux éditions Liberta, à Tokyo. Kimura, qui possède son propre site internet ( www.jca.apc.org/ altmedka), diffuse une traduction japonaise du livre de Garaudy, Les mythes fondateurs…, op.cit

[15] Fin 2005, une controverse a ainsi éclaté entre le groupe chilien Patria Nueva Sociedad, dirigé par Alexis Lopez Tapia, et son équivalent argentin, le Partido Nuevo Triunfo, dirigé par Alejandro Biondini. Le second reproche au premier d’avoir invité Shamir pour donner une conférence et refuse de s’associer à une initiative qui donnerait la parole à « un sioniste ». Or Shamir n’est pas sioniste, et il n’est plus de religion juive si tant est, car la chose est douteuse, qu’il l’ait été un jour

[16] Ainsi, le Danmarks Nationalsocialistiske Bevægelse (DNSB) diffuse les travaux de Thies Christophersen ; Mark Weber ; Fred Leuchter et Josef Turner

[17] Jean-Marie Le Pen a néanmoins été condamné pour ses propos. Le jugement est définitif depuis un arrêt de la Cour de Cassation du 18 décembre 1995.

[18] Condamné en 1998, sur la base du Public Order Act, pour des écrits dans sa publication d’alors, The Rune

[19] Qui a quitté ses fonctions au sein du Vlaams Blok suite à une interview donnée, en février 2001, à la chaîne néerlandaise NCRV

[20] Qui en 1992 s’est réfugié en Espagne pour échapper à une condamnation en Autriche

[21] Il a lui aussi fui en Espagne la même année, pour les mêmes raisons

[22] Marocain, Rami, dont le site internet se nomme Radio Islam (http://www.abbc2.com), offre une synthèse exemplaire du négationnisme, de l’antisémitisme rabique dans la veine des Protocoles , du nazisme ( il diffuse Mein Kampf) et de l’islamisme. Officier impliqué dans les coups d’Etat de Skirat en 1971 et 1972, il semble soutenir l’idée d’un Maroc islamique selon l’idéologie du sheikh Abdessalam Yassine.

[23] Graf, auteur en 1993 de L’Holocauste au scanner, devenu classique dans ces milieux, s’est enfui en Iran à l’automne 2000, pour échapper à une condamnation prononcée par la justice suisse. Il s’y trouverait toujours.

[24] Remer (1912-1997) éditait le bulletin Remer-Depesche. Il est mort à Malaga, en Espagne.

[25] Ancien membre du NSDAP, après la guerre devenu éditeur (Grabert Verlag), de David Hoggan ; Claus Nordbruch et Germar Rudolf, alias Ernst Gauss

[26] Interview à la BBC, 12 janvier 2006

[27] Jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris, du 20 avril 2005, sommant les hébergeurs américains du site AAARGH "d’empêcher toute mise à disposition à partir de leur(s) serveur(s) et sur le territoire français du site internet »

[28] Ce qui est le cas de Google France pour AAARGH

[29] Ainsi, AAARGH est désormais ( janvier 2006) disponible aux adresses suivantes : http://www.aaargh.com.mx/indexa.html ( apparemment situé au Mexique) et http://litek.ws/aaargh ( situé aux îles Samoa)



Buzzez !

Publié le 10/01/2008 à 15:36


 

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