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32 922 expulsions : le chiffre de la Honte

 

 

Ce matin, lors de son « bilan de l’année 2011 sur le thème de l’immigration », M. Guéant, ministre de l’Intérieur, a établi le bilan de la politique migratoire menée en 2011, en s’enorgueillissant des 32 922 expulsions réalisées  au cours de l’année écoulée et en se fixant un objectif de 35 000 expulsions pour l’année à venir.

Le gouvernement s’entête à poursuivre sa politique de fermeté. Pourtant, les problèmes graves auxquels notre pays est confronté ne se résolvent pas par l'application d'une politique chiffrée en matière d'expulsions, attentatoire aux droits humains. Derrière chaque expulsion, c’est une vie qui s’arrête.

Le bilan de cette politique est sans appel : les atteintes au droit de vivre en famille n’ont jamais été aussi fortes, la promotion des travailleurs et des étudiants reste lettre morte, la machine à expulser tourne à plein régime et le droit d’asile n’est pas respecté. La politique d’intégration reste lettre morte comme en témoigne la baisse sans précédent du nombre de naturalisation.

La volonté de poursuivre cette politique de la honte malgré les nombreuses mises en garde de la société civile nous inquiète au plus haut point : afin d’augmenter la productivité de la machine à expulser, le gouvernement fait fi des droits fondamentaux les plus élémentaires.

SOS Racisme appelle le gouvernement à stopper cette politique de la honte en s’attelant à la définition d’un projet de société en phase avec la réalité d’un monde ouvert et globalisé et pour ce faire, l’invite à décliner ces quatre propositions :

1.       En application du droit de l’Union Européenne, prioriser les retours volontaires et les alternatives à l’enfermement et à l’éloignement forcé des migrants.

2.       En raison de l’apport que constituent les travailleurs étrangers à la vie économique française, l’occupation d’un emploi doit justifier la reconnaissance d’un droit au séjour pérenne.

3.       En raison de l’apport que constituent les étudiants étrangers au rayonnement de la France, un droit au séjour pérenne doit leur être reconnu à l’issue de leur formation, leur permettant de travailler tant en France que dans leur pays d’origine.

4.       Afin de faire cesser l’arbitraire administratif, simplifier les règles de droit applicables à l’entrée et au séjour des étrangers par la détermination de critères clairs, uniformes et transparents,  gages de sécurité juridique pour les intéressés et de respect de l’Etat de droit.

 

Contact Presse : Aline Le Bail-Kremer, +336 73 06 99 74