Marine Le Pen en tête au premier tour des futures élections présidentielles. Ce qui était vu comme un cauchemar mais surtout comme une plaisanterie il y a encore quelques semaines prend corps pour la première fois dans une récente série de sondages. Certes, un sondage n’est pas un vote et, à chaque élection présidentielle, un candidat déclaré crée la « surprise » avant de refluer et de finir largement distancé par les qualifiés au second tour. Mais tout de même : près d’un quart des Français prétendent vouloir voter pour Marine Le Pen en 2012.
Maurice Bardèche, le premier propagateur français, avec Paul Rassinier, du négationnisme de la Shoah, aimait se référer à la Révolution française afin de convoquer au service de son abjecte théorie une page glorieuse de notre histoire.
Mesdames les Députées, Messieurs les Députés, SOS Racisme vous saisit pour exprimer ses plus profondes inquiétudes quant aux conséquences qui découleraient de l’adoption de la loi relative à l’immigration, l’intégration et la nationalité, dont l’examen débutera le 28 septembre prochain à l’Assemblée Nationale. C’est dans un contexte de libération de la parole raciste et suite au débat sur l’Identité Nationale qu’est né ce projet de loi qui ne traite le phénomène migratoire que par le prisme de la stigmatisation.
Beaucoup d’encre aura coulé suite au discours tenu le 30 juillet à Grenoble par le chef de l’Etat, discours aux accents mâles dans lequel il mettait notamment en avant la volonté de rendre possible la déchéance de nationalité pour les criminels d’ « origine étrangère ». Étonnamment, l’essentiel des commentaires et analyses se sont situés sur le terrain choisi par Nicolas Sarkozy : celui de la sécurité.
La grève de l’entraînement de l’équipe de France de football restera comme l’un des évènements les plus pathétiques de l’histoire de notre sélection nationale. Symbole d’une équipe qui n’a manifestement aucun plaisir à jouer, elle fait éclater au grand jour la réalité d’enfants gâtés gorgés d’orgueil et pensant manifestement n’avoir aucun responsabilité envers un pays dont ils portent le maillot.
Depuis quelques mois, la société française semble s’enfoncer dans un climat malsain. Importation depuis la Suisse du débat sur les minarets, débat sur l’identité nationale, libération de la parole raciste. A chaque étape close, une nouvelle semble s’ouvrir, illustrant les pratiques d’apprentis-sorciers d’une partie de la majorité parlementaire et du Gouvernement ainsi que la mobilisation, certes d’arrière-garde mais déterminée, d’une partie de la société face à des changements sociétaux qui l’angoissent et qu’elle refuse.
Il y a seize ans, beaucoup n'ont pas voulu savoir, n'ont pas voulu entendre ce qui se passait au Rwanda. Cette suite d’événements a un nom que ne revêtent que les processus meurtriers les plus abjects et les plus aboutis : celui de génocide. L’extermination planifiée et systématique d’un peuple, visé pour son origine ethnique, religieuse ou sociale. Comme tel, il est du devoir de chacun de s’en rappeler et d’en tirer les leçons. Comme chaque année, ce 7 avril 2010, nous évoquerons le souvenir de cette terrible tragédie.
Tribune publiée dans Le Monde en date du 23 février 2010 Monsieur le Président de la République, le 25 février, vous serez le premier président français à vous rendre au Rwanda depuis François Mitterrand en 1984. Cette visite prendra d'autant plus de relief qu'elle suit de quelques semaines la reprise des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda après trois ans de rupture. Nul doute, à cet égard, que le succès diplomatique de votre déplacement ne soit assuré.
Il y a quelques semaines, Eric Besson, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, annonçait avec tambours et trompettes qu’un "grand" débat allait être lancé sur le thème de l’identité nationale.