La chambre criminelle de la Cour de cassation a confirmé l’arrêt de la cour d’appel de Paris condamnant les laboratoires Garnier, la société Adecco et sa filiale Ajilon (ex-Districom) à 30.000 euros d’amende chacun pour discrimination raciale à l’occasion du recrutement de démonstratrices en 2000.
La Cour a également confirmé la condamnation de la directrice adjointe de Districom à l’époque des faits à trois mois d’emprisonnement avec sursis.
Dans cette affaire, SOS Racisme avait porté plainte pour cause de subordination d’une offre d’emploi à une condition discriminatoire. En effet, à l’occasion du recrutement d’hôtesses recherchées par le groupe l’Oréal pour faire la démonstration de ses nouveaux produits de la ligne "Fructis Style" l’offre portait la mention BBR. Ce dernier code signifiait en fait "bleu, blanc, rouge", en référence à la fête annuelle du Front national, pour exclure les candidates « non blanches ».
Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme se félicite que « la chaine complète de responsabilité ait été condamnée, du donneur d’ordre, l’Oréal, jusqu’aux éxécuteurs du recrutement qui ont obéi à l’ordre discriminatoire »
Quelques jours après la condamnation de la société Daytona, SOS Racisme se félicite de cette nouvelle victoire qui a demandé un travail considérable.
L’association tient à rappeler que les procès sont un levier essentiel de la lutte contre les discriminations, sensibilisant l’opinion publique et faisant réellement comprendre aux entreprises qui discriminent qu’elles se mettent dans une situation de délinquance qui sera sanctionnée.
Publié le 24/06/2009 à 14:26
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