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SOS Racisme tient à exprimer son indignation à la lecture des conclusions de
la réunion interministérielle tenue ce jour à l’Elysée sur les gens du
voyage et les Roms.
Au-delà de la confusion sémantique particulièrement grave à ce niveau de
responsabilités entre les « gens du voyage » et les « Roms », les
conclusions de cette réunion procèdent d’un festival de clichés éculés
entourant les populations visées : fraudeurs au fisc et non-respectueux de
la loi, ces populations voient également leur appartenance massive à la
nation française remise en cause puisque c’est bien sur la question des
expulsions facilitées que le Gouvernement a décidé d’axer sa communication.
Cette tendance renvoie à une logique que nous avions déjà dénoncée au moment
de la mise en place du débat sur l’identité nationale qui procédait, en
réalité, d’une volonté de remettre en cause l’appartenance de groupes
entiers (les populations d’origine maghrébine et africaine) à notre nation.
Les populations visées sont victimes d’une vision passablement racialisée de
la société dans laquelle un groupe humain, fut-il hétérogène, se voit
assimilé à une population criminogène. Cette vision de la société permet de
jouer sur une peur, validée voire suscitée en l’espèce par les pouvoirs
publics, préalable au déploiement des logiques de boucs émissaires et d’une
société de surveillance.
Dominique SOPO, président de SOS Racisme « appelle les pouvoirs publics à
cesser de mettre en œuvre des logiques de stigmatisation à l’endroit de
populations dont on sait qu’elles sont fortement discriminées et subissent
par ailleurs le non-respect de la loi relative à l’aménagement d’aires
d’accueil. Mais de cela, la réunion n’en aura rien dit… »
Publié le 28/07/2010 à 19:41
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