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La multiplication des incidents dont sont sujets des mineurs dans le cadre de placements en grade-à-vue révèle de nombreux niveaux de dysfonctionnements.
Tout d’abord la réalité de comportements manifestement abusifs de la part de certains agents de police, comportements dont il serait souhaitable qu’ils fassent de façon plus systématique l’objet d’enquêtes et de suites administratives et judiciaires (cf. cas d’un jeune de Grigny ressorti du commissariat, sans charge contre lui !, avec des traces pour le moins « suspectes »).
Ensuite l’existence de lois de nature à permettre le placement en garde-à-vue de citoyens selon le bon vouloir discrétionnaire de tel ou tel agent (cf. le cas des deux ados menottés suite à un contrôle dans un bus).
Enfin, la menée d’une politique de sécurité publique qui reste orientée vers le « chiffré » et le « spectaculaire », le tout dans une ambiance de stigmatisation fréquente de la jeunesse dans la parole publique de trop de responsables politiques (cf arrestation et placement en garde-à-vue d’une collégienne en pyjama, suite à une plainte pour bagarre dans son établissement scolaire).
SOS Racisme, qui participe au groupe de travail mis en place par le Ministère de l’Intérieur sur les relations entre les jeunes et la police, rappelle à chacune des réunions que ce type de faits sont loin d’être marginaux et qu’il est temps qu’une réflexion approfondie voie le jour dans un pays où la « critique » des institutions semble un exercice quasi-impossible.
Publié le 15/02/2010 à 16:08
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